Poème publié dans la revue Armaudi
 
non, ne dis rien
il y a les sept merveilles du monde
il y a des milliers de déchirures nègre couleur
 
non, ne dis rien
j’ai vu une sirène de sang dans un océan vert
qui pleure devant un ciel en feu
 
c’était la liquidation de tous les êtres vivants
c’était…
c’était Hiroshima
 
non, ne dis rien
quand le monde explose
et les enfants pleurent
les hommes meurent
les villes détruites
la liberté enterrée
 
non, ne dis rien
comme des milliers de voix qui se taisent
comme des milliers de voix qui se taisent
 
tiens…
…parle moi d’amour…                                
                                   …si tu sais
Rénata
 
 
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