Vendredi 8 septembre 2006
La nuit voltige et la mort pavane ses charmes
Sous les couvertures de gel ou l’hivers se fige
Il y a de l’angoisse dans l’air, de la gêne…
Et des bribes de colère jusque dans le bruit de la mer
Il y a des arbres qui pleurent des larmes de sang
Sous le soleil miséreux de l’enfance
Il y a des douleurs qui se cognent au vent
Et au pas discret du silence
Entendez-vous les cris ?
Les entendez-vous ?
A écouter le singe faire les cents pas dans sa cage
A regarder l’oiseau mutiler son plumage
A assister aux sévices imposées à l’enfant, au vieillard
Incarcérés l’un comme l’autre dans leur placard d’asile
On n’a pas idée de tant de violence
Quel étrange endroit !!
Les entendez-vous ?
Je les perçois si fort…
Mais pourquoi, mais pour qui
Lui a-t-on coupé les ailes
A l’oiseau liberté qui volait dans le ciel ?
Et les bombes qui tombent
Et les corps qui tombent
Et la vie…
Urgence !
Il y a grande urgence !
J’entends le long sanglot de l’oiseau Liberté
Dont le plumage brisé se pose sur tes yeux