Mes Poèmes

Samedi 2 septembre 2006
L'herbe verte s'envole dans le vent bleu
Cachée derrière une dune de sable
J'entends la nuit venir à pas de loup dans mon coeur

Et voici le Temps passé qui vient en galopant
sur des chevaux de bois
Parler d'anciens rivages, de vieux amants

Parler et faire surgir de sa malle aux trésors
Des éventails espagnols, des timbres de voix,
des étoiles de mer

Il joue à la marelle avec mon enfance
Je vois la plage et l'immensité du désert

Il vient en imposteur...

Par Elisabeth
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Lundi 4 septembre 2006

 

Elle parle Rimbaud à la mer

Comme une tulipe de jour sur le pic d’un fardeau

 

Elle chante Voltaire à la pierre

Fidèle à des tapis de lune

 

Elle s’aventure dans l’espace sans chemins

Entourée par d’étranges corbeaux de lierre

 

Elle porte, la nuit venue, toute la misère du Monde

Sur ses frêles épaules

 

Elle va mourir nue d’amour

Par Elisabeth
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Lundi 4 septembre 2006
Ah tu veux des fleurs ?
Et bien en voilà des fleurs !
Des chrysanthèmes des bégonias
Pour fleurir les tombes endormies sous nos pas
 
Le vent couvre de gel
Les pensées à peine humide de nos amours
La mer glisse jusqu’aux fougères des tristes cimetières
Où des corps de poussière dansent à l’aube de la vie
 
Ah tu veux des fleurs !
Et bien en voilà des fleurs…
Des chrysanthèmes des bégonias
Pour fleurie les tombes endormies sous nos pas…
 
Par Elisabeth
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Vendredi 8 septembre 2006

La nuit voltige et la mort pavane ses charmes

Sous les couvertures de gel ou l’hivers se fige

 

Il y a de l’angoisse dans l’air, de la gêne…

Et des bribes de colère jusque dans le bruit de la mer

 

Il y a des arbres qui pleurent des larmes de sang

Sous le soleil miséreux de l’enfance

 

Il y a des douleurs qui se cognent au vent

Et au pas discret du silence

 

Entendez-vous les cris ?

Les entendez-vous ?

 

A écouter le singe faire les cents pas dans sa cage

A regarder l’oiseau mutiler son plumage

 

A assister aux sévices imposées à l’enfant, au vieillard

Incarcérés l’un comme l’autre dans leur placard d’asile

 

On n’a pas idée de tant de violence

Quel étrange endroit !!

 

Les entendez-vous ?

Je les perçois si fort…

 

Mais pourquoi, mais pour qui

Lui a-t-on coupé les ailes

A l’oiseau liberté qui volait dans le ciel ?

 

Et les bombes qui tombent

Et les corps qui tombent

Et la vie…

  

Urgence !

Il y a grande urgence !

 

J’entends le long sanglot de l’oiseau Liberté

Dont le plumage brisé se pose sur tes yeux

Par Elisabeth
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Vendredi 15 septembre 2006

Au paradis de l'arc-en-ciel
Au paradis de l'oiseau  
J'irais, je le souhaite
pour le repos de mon âme
J'irai parmi les ailes légères de chevaux de plumes
J'irai coucher mon corps sous l'eau des rivières
J'irai là ou j'espère que tu te trouves, ma douce amie
En plein souffle de ce vent qui est toi-même

 

 

 

 

 

Par Elisabeth
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