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Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /Fév /2007 00:51

Le monde chavire

Comme mon cœur penche à droite

sous le poids des larmes

Il prend l'eau

 

Par Elisabeth - Publié dans : Mes petites pensées
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Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /Fév /2007 01:10
TouT s'égare TouT se cherche
   Le TouT se couronne de doute
Le dedans se protège du dehors
  
Tout bascule l'envers de l'endroit
L'un camisole son âme
L'autre l'usage de sa parole
 

Le Il mutile l'amour

LE TouT en mal de vivre

 
Par Elisabeth - Publié dans : Mes Poèmes
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Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /Fév /2007 15:21

"Image blog "belles images" d'Alain666"

J'aime beaucoup !

Par Elisabeth - Publié dans : Images
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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /Fév /2007 11:17

Tristan Cabral

 Il a publié une dizaine de recueils.

 

 

Je suis né d'une erreur du vent et de la mer,

C'est pourquoi j'ai vécu au rythme des marées,

Poisson-lune égaré sur un chemin de terre.

Je n'ai fait que passer sans pouvoir respirer.

" Un jour, ton visage aussi on viendra te le prendre "

  

Une mére parle à son enfant < Si tu ne brûles pas toi-même, il n'y aura de lumière nulle part >

 

Par Elisabeth - Publié dans : Des Poètes
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Dimanche 4 février 2007 7 04 /02 /Fév /2007 13:38
Le rossignol s’était tu
 
Dans le grondement sans fin des moteurs sur les routes empoisonnées, la nature ne survit qu’avec peine. Certes le jardin demeure un beau jardin. En dépit du pétrole et de l’huile des camions il reste assez de lilas pour parfumer la nuit.
Mais le jardin qui l’emporte sur les relents de la route ne peut rien pour préserver le silence. Hier je m’étais mis en tête d’entendre le rossignol une fois encore. Je ne voudrais pas m’endormir pour toujours sans avoir entendu le rossignol. Mais le fleuve des moteurs ne s’était pas interrompu de couler. Dans une minute de relâche je crus percevoir les deux premières notes liquides du rossignol. Mais le fracas d’un camion les recouvrit. Il s’éloigna, mais l’oiseau s’était tu, peut-être pour toujours.
Il n’y a pas d’autre question que de savoir s’il dépend de nous de tuer la nature. Je ne pense pas ici à la destruction d’une guerre atomique. Nul n’ignore que l’homme détient aujourd’hui ce pouvoir. Mais même si la peur empêchait les nations de déchaîner les forces d’anéantissement qu’elles possèdent, je m’interroge : les hommes ne finiront-ils pas par assassiner tout de même la nature, par la tuer à la petite semaine, jour après jour, nuit après nuit ? Les insectes ne nourrissent plus les oiseaux. Les poissons empoisonnés crèvent dans les eaux polluées. Et la mer elle-même…
Hier, nous allâmes à pieds, à travers un paysage à demi détruit jusqu’à ce lit d’un fleuve inconnu, creusé de main d’homme, où aucune eau ne s’engouffrait : c’était le chantier de l’autoroute, paysage éphémère et étrange. Les martiens débarquant sur cette terre défigurée et éventrée, seraient moins dépaysés. J’ai regardé longtemps avec amour un chêne, seul debout au bord de ce qui restait comme chemin. C’était un descendant des premiers témoins de notre plus vieille histoire. Quand ce chêne sera abattu il ne restera plus au-dessus de la terre gorgée d’engrais que les grands arbres dressés autour de notre maison.
 
François Mauriac, La nature est morte.
 
 
 
 
Par Elisabeth - Publié dans : Des Poètes
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