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Dimanche 7 janvier 2007

Je dis IL parfois
Je dis ELLE parfois
C’est une difficulté
Un désastre
Une démesure sans mesure
De douleur
De vertige
Un je ne sais quoi
Impalpable
Un rien un tout
Qui me chavire quelque part
Me déchire
Face au miroir
Il ou elle
à mathias

 

 

Par Elisabeth - Publié dans : Mes Poèmes
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Samedi 30 décembre 2006

 

Marguerite Duras, (pseudonyme de Marguerite Donnadieu) est née à Gia-Dinh, près de Saïgon en Indochine, en 1914. Ses parents étaient des enseignants partis vivre dans les Colonies françaises.

Marguerite est élevée en pension à Saïgon avant de rentrer en France; en 1932, elle se fixe à Paris et entreprend des études de droit, de mathématiques et de Sciences politiques.

Son premier roman Les Impudents est publié en 1943.

Elle épouse Robert Antelme en 1939, puis rencontre en 1942 Dyonis Mascolo, dont elle aura un fils, Jean.

Elle a remporté le prix Goncourt pour son roman L'Amant.

Elle meurt en 1996, à Paris, à l'âge de quatre-vingt-un ans.

ECRIRE

<< Il faut toujours une séparation d'avec les autres gens autour de la personne qui écrit les livres. C'est une solitude essentielle. C'est la solitude de l'auteur, celle de l'écrit. Pour débuter la chose, on se demande ce que c'était ce silence autour de soi. Et pratiquement à chaque pas que l'on fait dans une maison et à toute les heures de la journée, dans toutes les lumières, quelles soient du dehors ou des lampes allumées dans le jour. Cette solitude réelle du corps devient celle, inviolable, de l'écrit. Je ne parlais de ça à personne. Dans cette période-là de ma première solitude j'avais déjà découvert que c'était écrire qu'il fallait que je fasse. J'en avais déjà été confirmée par Raymond Queneau. Cette phrase : "Ne faites rien d'autre dans la vie que ça, écrire." écrire, c'était ça la seule chose qui peuplait ma vie et qui l'enchantait. Je l'ai fait. L'écriture ne m'a jamais quittée. >>

" Auteur que j'affectionne particulièrement. Très beau livre. "

 

 

Par Elisabeth - Publié dans : Mes lectures
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Samedi 23 décembre 2006

"

La mer est agitée et immense. Les vagues dans un va-et-vient interminable s’en vont dans leur fureur se briser contre les rochers gigantesques dressés devant elles. La mer est belle. Elle sait mes démons, mes vertiges, le vrai.
 
A genoux je suis face à elle.
 
Le sel me brûle les lèvres, mouille mon regard. Je vomis mon être, mon passé. O ma douleur ! Je crie rage au nouveau jour qui vient. Je vomis dans la mer, je hurle et je crois entendre de la musique, des notes volantes, apaisantes, je me lève et je regarde autour de moi…il n’y a personne ! Mais la musique, oui, je l’entends.
 
Et soudain dans un fracas assourdissant surgissant le nulle part, apparaît un ange. Il avance sur l’eau. La mer, le vent, plus rien ne bouge. Je reste là, le souffle court, l’haleine sèche.
 
L’horizon s’éloigne, je tombe, je tombe dans les profondeurs du néant, dans mes propres ténèbres et j’ai froid jusqu’aux os : la peur me tétanise. Il y a du sang de partout ; des veines qui saignent….du sang dans les yeux, je n’entends pas mes cris, pourtant je crie……
 
… je retourne dans les entrailles de ma mère …
 
Par Elisabeth - Publié dans : Mes Poèmes
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Jeudi 14 décembre 2006

Je n'ai pas de plomb

Au fond de la cervelle

Je suis un soldat

Un vrai soldat de plomb

J'ai pas d'opinions

Pourtant je me rappelle

Que l'ennemie paiera

C'est lui qu'aura le plomb.

 

Moi, je dois tirer

Sur tout ce qui est en face

Patrie, ennemis

La ligne est au milieu

Moi, je dois tirer

Sur les ombres qui passent

Et ça fera du bruit

C'est vrai, c'est presque qu'un jeu.

 

Je dois obéir

A un homme qui gueule

Il gueule si fort

Qu'il doit avoir raison

Moi, je dois mourir

Et quand je me sens seul

Je chante très très fort

Gloire à notre Nation.

 

Pour ne plus penser

Car quelques fois je pense

Je me saoule un peu

A tort ou a raison

Et je vais danser

Rien de tel que la danse

C'est dur d'être glorieux

Sans interruption.

 

Je n'ai pas de plomb

Au fond de la cervelle

Je suis un soldat etc... etc...

 

Par Elisabeth - Publié dans : Des Poètes
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Mercredi 6 décembre 2006

Il y aura un rideau velours bordeaux

et un vieux piano noir

Il y aura des fleurs sur toutes les tables

et des nappes de dentelle

Il y aura un parterre de pelouse

et une fontaine d'enfants

Il y aura des regards et des rires

toi tu ne seras pas là

alors j'irai couvrir ta tombe

de toutes les fleurs de toutes les tables

et je tracerai un chemin de pétales jusqu'au ciel

pour un sourire de toi dans un nuage

Par Elisabeth - Publié dans : Mes Poèmes
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